Le pays de l’absence (Christine Orban)

Le pays de l'absence

Lu autour du 12 juin 2012

Editions Albin Michel

176 pages

Résumé :

Et si un jour nous devenions les parents de nos parents ? Si irrémédiablement, les rôles s’inversaient avec le temps ? Avec justesse et sensibilité, tendresse et humour, Christine Orban nous raconte une histoire qui forcément nous rappelle quelque chose de nos vies.

Mon avis :

Je ne me souviens pas de ce qui m’avait poussé à cet achat il y a de cela bientôt un an, mais il est certain que je suis conquise et que je me dis que je dus avoir l’intuition.

Petite mention à la couverture avant de commencer qui pour moi est, la démonstration même de ce roman. Du flou, une personne dans le flou d’une douleur qu’elle combat, mais une incroyablement bonté et délicatesse !

Pour moi ce roman à de grande part d’autobiographie, après il ne l’est préciser nul-part, mais ça se ressens vraiment à la lecture !

Nous suivons, la narratrice dont le nom ne nous ai pas communiqué, c’est elle qui narre cette histoire, le style est vraiment très spécial et quelque-part un mélange entre l’impersonnel et le très personnel, personnellement j’ai adoré ce style qui m’a encore plus fait rentrer dans cette terrible histoire.

Nous voilà face à la déchéance de la mère de la narratrice qui souffre (ou du moins on le suppose) d’Alzheimer, plus les pages passent et plus cette dernière se perds un peu plus dans ce pays de l’absence.

Cette lecture est avant tout poignante puis par des côtés -qui comme il est dit dans le résumé- nous rappelle notre propre vie, touchante.

Il est vraiment dur de rester insensible face à une telle souffrance et un tel amour, un amour aussi mal compris, aussi mal rendu, un amour qui au final se trouve être un réel boulet au pied de la narratrice ; pourquoi s’acharner à soutenir une mère qui nous à toujours aimer pour la vision que vous lui renvoyez sur elle-même ? Une mère qui vous a préféré pleurante qui riante, une mère qui vous à traiter comme une confidente, comme…une mère au final…c’est là l’énormité de l’amour de sa fille qui même après ce rejet -on peut le dire quelque-part- continue de l’aimer de toute son âme et à la faire passer avant vous.

Sommes-nous, enfant, capable d’imaginer qu’un jour nous nous retrouverons dans le rôle de la mère ? Dur à concevoir ? Je pense que ça l’est d’autant plus quand on nous a volé notre enfance à nous mettre plus de responsabilités que possible, ce qui fait qu’au final, on ne profite d’aucune innocence. Et c’est par cela que ce livre vous prend aux tripes.

Une telle douleur si bien gérée et pourtant toujours aussi omniprésente et problématique dans la vie de tous les jours.

C’est magnifiquement bien écrit, bien réfléchis.

Ce livre est réellement poignant, mais aussi instructif et pleins de compréhension.

« Le pays de l’absence » un titre incroyablement bien choisi et véridique.

Un titre qui laisse entendre toute la souffrance du roman.

Sommes-nous capable de laisser partir définitivement quelqu’un que l’on aime dans le pays de l’absence ?

Un récit bouleversant qui nous conte l’histoire d’un esprit malade entre la réalité et son pays de l’absence.

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