Cinq jours (Douglas Kenedy)

Cinq jours

Lecture débutée le 28 septembre et finie le 16 octobre 2013

Editions Belfond

364 pages

Résumé :

Dans le Maine, de nos jours. A 42 ans, Laura Warren sent qu’elle est à un tournant de sa vie. Depuis quelques temps, cette technicienne en radiographie, au professionnalisme et au sérieux loués par tous, se surprend à être de plus en plus touchée par la détresse de ses patients. Elle ne trouve pas beaucoup de réconfort à la maison : son mari est sans emploi depuis 19 mois ; son fils, artiste dépressif, se morfond depuis sa rupture amoureuse et sa fille s’apprête à partir à l’université. Aussi voit-elle dans cette conférence à Boston une parenthèse bienvenue, sans imaginer que ces quelques jours vont bouleverser à jamais son existence… Richard Copeland est lui aussi en pleine confusion. A l’étroit dans un mariage contracté par dépit plus que par amour, incompris par une femme devenue de plus en plus distante, frustré professionnellement et connaissant de grandes difficultés avec son fils, un garçon brillant mais psychologiquement très instable, il rêve de s’échapper. Entre ces deux esseulés, une folle passion, un aperçu du bonheur, un avant-goût de liberté. Une autre vie serait-elle possible ? Et pourtant… Et si, finalement, la plus grande peur de l’homme était d’accéder au bonheur ?

Mon avis :

Douglas Kenedy est un auteur que je ne demande qu’à découvrir depuis des années, bien que jusque là je ne m’étais jamais lancé. A tort ou à raison, cela est désormais chose faite ! J’ai bien aimé cette lecture, même si elle s’achève malheureusement sur une note plutôt mitigée. Je n’ai pas trop vu où l’auteur voulait en venir (à part évidemment sur la recherche du bonheur) et je n’ai pas été bouleversé le moins du monde comme cela semble être le cas pour tout le monde.

Tout d’abord, je suis un peu déçue que le principe des cinq jours ne soient pas tant appliqués que cela. Je pensais vraiment que l’on suivrait l’histoire de Laura, notre personnage principal, sur cinq jours consécutifs, alors que si les quatre premiers l’étaient effectivement, arrivé au cinquième nous sommes projetés un an plus tard. C’est un peu dommage quand le titre même du livre annonce une idée de cinq jours d’histoire. Moi ça m’a perturbée et j’ai trouvé que du coup le titre du livre avait quelque chose de mensonger.

En dépit de tout ce qui a pu me déplaire, je dois d’abord signaler que j’adore (!) le personnage de Laura qui détient quelque-chose de terriblement attachant. Elle est gentille, elle est agréable et surtout elle est présente et compatissante pour les gens qu’elle aime. Elle est attendrissante et injustement coincée dans un quotidien aux tendances malheureuses. Tout du long du livre on sent que quelque-chose de fort la submerge, que tout n’est plus aussi facile pour elle, qu’elle commence à fatiguer… quoi de plus normal avec un mariage à la dérive en la compagnie d’un homme fuyant. Je l’ai énormément aimé ! Et j’ai été tellement désolée pour tout ce qui lui arrive. Au final même si elle a pu beaucoup m’énerver à certains passages, je ne lui en tiens pas rigueur, car je pars du principe qu’elle a pris chacune de ces décisions en fonction du profond désespoir qui l’habite. Au fond, elle ne voulait qu’une chose, peut-être même deux : un sens à sa vie, le bonheur. Et j’ai trouvé ça très touchant…

…mais comme je le disais, à certains moments son comportement m’a énervé, voir même profondément agacée. Certaines de ces décisions vont la mener dans une histoire qui aurait pu -aurait dû- lui rendre foi en la vie, mais pour diverses raisons que je vous laisse découvrir par vous-même ce ne sera pas le cas. Et par conséquent je me suis beaucoup demandée si ce livre n’avait pas pour but de nous enlever vraiment tout espoir en la vie et autant cela peut être un point positif pour certains lecteurs (maîtrise du sujet, péripéties, etc), pour ma part c’est ce qui m’a le plus dérangé. Je ne dis pas que ce livre annonce quelque-chose de joyeux, mais pourquoi être aussi profondément négatif et pessimiste ? Ça ne m’a pas bouleversée, mais dérangée.

Laura et Richard vont se rencontrer, ils vont vivre quelque-chose d’unique, mais pas forcément comme l’on pourrait l’entendre ou l’imaginer. Je pense que cela doit plaire à la plupart des lecteurs, qu’il y a quelque-chose de beau dedans, mais pour ma part je suis carrément passé à côté. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de rentrer dans cette histoire, mais entre Richard et Laura il y a vraiment un truc qui m’a déplu et laissé totalement en dehors d’eux deux. Qui plus est je trouve que nos deux héros rentre dans une spirale infernale qui dégouline de niaiseries et de mièvre. Trop de « je t’aime – Oh non c’est moi – Moi encore plus –  Non, moi je t’aime tellement mon amour » (ceci est un exemple) c’est vraiment trop. TOO MUCH.

Jusque là cela reste du ressenti personnel, ce qui fait que vous, vous pourriez tout à fait aimer. Je ne dirais pas le contraire, car tous les goûts et les ressentis existent ! J’ai quand même des points plus généraux à vous faire partager.

Je ne suis pas trop fan de l’histoire qui s’enchaîne sur quatre jours (+ le cinquième qui est à part, car il se passe un an après), j’ai vraiment trouvé que tout allait trop vite. Cela en devenait surréaliste. J’avais envie de secouer les personnages et de leur crier qu’ils sont plongé dans un rêve qui n’a absolument rien avoir avec la réalité. Je n’ai pas été plus étonné -du coup- par ce qui s’en ait suivi. Mais vraiment ce que j’en retiens c’est que tout va trop vite, comme si quelqu’un s’était endormi sur le bouton « avance-rapide » de leur histoire.

Je n’ai pas trop aimé que le récit soit quasiment et exclusivement constitué de dialogue, je pense que cela doit venir directement du style de l’auteur et autant ce n’était pas insupportable, autant cela m’a mise un peu mal à l’aise parfois. Etant donné ce qui est « d’habitude » exprimé dans la narration, l’était ici exprimé dans un dialogue (exemple : Elle était perdue, tout allait si vite, mais… / – Je suis perdue, tout va si vite, mais…) là ça reste gentil comme exemple, mais vraiment TOUTES les émotions dans des dialogues, c’est un peu bizarre pour moi. Après il faut aimer c’est comme tout !

Donc voilà j’ai beaucoup de reproches à faire à cette lecture, ce qui est bizarre, car j’ai vraiment toujours passé un bon moment quand je le lisais. Disons que je ressentais effectivement tous ces points négatifs, mais qu’ils ne m’ont pas du tout empêché d’avancer dans ma lecture et même de passer un agréable moment.

Ce qui est aussi dommage c’est que j’en attendais trop. Avec tous les bons avis que j’ai pu entendre, surtout au sujet que c’est un des romans le plus bouleversants qui soient… cela m’a plutôt tendu à être déçue. Pas beaucoup, mais un peu. Et surtout je n’ai pas été du tout bouleversée, donc c’est un peu problématique.

J’en garderai tout de même un bon souvenir, car comme je l’ai dit j’ai adoré Laura et ses enfants. Ils ont été d’une compagnie merveilleuse durant cette lecture et on souvent sauvé ma lecture.

Je pense tout à fait poursuivre ma découverte de l’auteur, car je ne suis pas non plus désenchantée !

« Cinq jours » ne m’a pas bouleversée et je comptabilise plus de points négatifs que de positifs, mais en cela j’ai tout de même passé un bon moment.

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